Interpellé

Un article d’Antoine Nouis dans le numéro du 27 janvier de Réforme m’a interpellé. Il fait état de l’attitude de l’apôtre Paul qui souligne la véritable révolution qu’avait faite Jésus en abolissant les préoccupations des pharisiens soucieux de respecter à la lettre les prescriptions de la Thora. « La justice des humains ne se fonde pas sur le respect des prescriptions religieuses mais est donnée en Jésus Christ » disait-il.

La loi

A l’époque, la religion s’imposait comme une loi imposée à tous. De la même façon qu’aujourd’hui l’humanité reste soumise aux lois du néo capitalisme, de la technique, de la croissance pour la croissance Il me semble que les Eglises n’ont pas pris conscience que la mise en place du Royaume annoncé par Jésus et prônée par l’apôtre Paul est la révolution qui reste à faire pour changer les mentalités.

Liberté

Jésus proclamait la liberté. Liberté vis à vis des lois religieuses et de l’État. En effet aujourd’hui le monde entier reste obéissant à la lettre à la dictature psychique imposée par les puissances démoniaques des GAFA par exemple, et des algorithmes. Certes ! il faut saluer les engagements pris par nos communautés pour soulager la misère des victimes dues aux inégalités sociales. Mais les responsables des maux de notre société ne sont pas mis en cause. Nous pourrions le faire sans faire de la politique.

L'évangile

Annoncer l’évangile entre soi comme le font les Églises ne risque pas d’être entendu par la population peu sensible à un vocabulaire encore inspiré par les penseurs du moyen-âge. Le pape François a amorcé cette réflexion privilégiant un capitalisme soucieux du bien commun et non un néo capitalisme économique avec l’encyclique « Laudato si ». Il nous faut aller plus loin et dénoncer les responsables du saccage de la planète et de l’humanité sans rêver réaliser nous même le Royaume de Dieu.

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