Lorsque Bonhoeffer, pendu par les nazis quelque semaines avant la fin de la guerre, disait que notre époque pouvait se passer de Dieu, il voulait sans doute dire que l’on pouvait effectivement se passer de Dieu tel qu’en parlait les églises Le livre de la Genèse pose bien le problème. En effet les toutes premières lignes de la Bible disent que ce n’est sans doute pas Dieu qui a créé le monde parce le monde était déjà là, mais que c’est Dieu qui l’a organisé, y a mis de l’ordre. 

Le vertige saisit

Mais devant le nombre infini de galaxies, dont chacune contient des milliards d’étoiles, le minuscule grain de riz que représente notre planète dans cet univers, la découverte des trous noirs qui auraient donné naissance à l’humanité, devant ce monde sans aucune limite, nous avons le vertige. Dieu devient vraiment la figure du tout autre, parfaitement transcendant. Tenter de parler de Dieu, dire qui il est, est stupide. 

La raison n’est pas la foi

Dire « Je crois en Dieu » c’est admettre la présence du tout autre, de l’infini, d’une transcendance qui nous confond. Cette transcendance manifeste pour certains sa présence alors qu’ils vivent une sorte d’extase Chaque religion le dit à sa façon par des rites, des dogmes. Pour les chrétiens c’est la référence à Jésus le Christ qui est essentielle car il a été pour eux, le porte-parole de la présence de Dieu qui s’est manifesté dans sa personne de manière existentielle, dans une relation qu’il nous invite à partager. La croyance dans les dogmes, les rites, les sacrements, les systèmes théologiques n’ont donc rien à voir avec la foi même si cela peut parfois aider. D’autres repèrent la présence divine dans des actes, des paroles, qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce qui se passe dans les Eglises.

H. Lehnebach

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