Le salut par la foi

Luther cherchait désespérément le salut. Il était terrifié à l’idée de devoir à sa mort, séjourner au purgatoire avant d’aller au ciel. A la lecture des épîtres de l’apôtre Paul, il avait vécu une véritable révolution intérieure en découvrant que « le juste vivra par la foi ». Pour être en paix, il suffisait donc de lâcher prise, de faire confiance totale à Dieu, en abandonnant à jamais l’idée selon laquelle on pouvait obtenir son salut par ses propres œuvres. Dieu n’était pas un justicier sévère, soucieux de punir et de sanctionner tous nos manquements. Il était au contraire l’image du père accueillant son fils indigne de retour.  

L’être nouveau

Le salut par la foi était la bonne réponse à la question posée au seizième siècle. La question qui se pose actuellement à l’individu autonome et mature du XXI e, mature, est celle de l’être nouveau. L’homme moderne a le sentiment d’être aliéné à lui-même, étranger à soi. Il est poussé à trouver une réconciliation avec lui-même. La révélation est celle de l’accession à l’être nouveau.

Le véritable sens de la vie

La quête du sens ultime à donner à sa vie est la question actuelle. La réponse peut conduire à l’adoration d’une idole comme celle de la réussite sociale, de l’argent, ou encore d’un choix de vie totalement différent Seule pourtant une intervention extérieure permet de surmonter cette aliénation à soi-même. L’être nouveau peut apparaître alors en Christ pour donner vie à l’être caché qui sommeille en soi. Réconcilié avec lui-même, le sujet prend conscience de la plénitude de sa personne, de son être nouveau.

H. L.

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