Les Églises vivent aujourd’hui la disruption c’est-à-dire une révolution brutale, un bouleversement fondamental. L’Église était installée dans un système vieux de vingt siècles. Bien huilé et pourtant les chrétiens s’en vont sans faire de bruit, sans dire pourquoi ils partent. C’est une disruption subie et non voulue.

Au contraire l’apôtre Paul avait provoqué une rupture. A la suite du Christ il avait compris que le message des prophètes avait été très mal interprété par les hommes de l’église d’alors. Le sabbat, le jour du repos, était fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat.

Jésus avait autorisé ses disciples à cueillir des grains de blé et à les manger alors que c’était le sabbat. La religion l’interdisait rappelaient les pharisiens soucieux d’appliquer la loi et non l’esprit de la loi. Comme le dit Vouga, les églises devraient craindre la religiosité qui  fait fuir les fidèles et non la sécularisation..

Dieu, le tout-autre, se révèle en laïcisant sa transcendance. L’église du Christ était constituée d’estropiés, d’aveugles, d’étrangers, auxquels il redonnait le goût de vivre avec le sens de leur existence.

H.L.

 
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