Evangile de Marc, chapitre 2, versets 21-23 

« Personne ne coud une pièce neuve sur un vieux vêtement, sinon le morceaux neuf tire sur le vieux et la déchirure est pire ». Le message du Christ est le vêtement neuf. Ce qu’est devenu le christianisme est un vieux vêtement. Le rapiécer avec des rustines en espérant que cela suffira pour le rapiécer et en faire le message de libération qu’attend le monde aujourd’hui au bord de l’abîme est une dramatique erreur.

Bonne nouvelle

La bonne nouvelle de l’Évangile ne peut s’intégrer avec celui de la religion du passé. Autrefois, dans un monde en crise, ce que disait et faisait Jésus démystifiait les certitudes des pharisiens et des docteurs de la loi en leur demandant de ne plus prendre les messages des prophètes à la lettre mais de les comprendre en actualisant leur message.

Jésus et les énarques

Que diraient aujourd’hui les énarques, les Ingénieurs des Ponts, les conseillers grassement payés du Président de la République, les économistes, si un fils de charpentier comme Jésus l’était, démontrait qu’ils étaient dans l’erreur et conduisaient notre monde à sa perte ?

Si les Églises se mettent à rapiécer les messages de Jésus sur le vieux tissu des théologies du passé, la déchirure sera pire.

H. L.

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J
Ce serait intéressant de prolonger la métaphore . Que faire ? Acheter un nouveau vêtement ? Le confectionner ? Avec quels éléments ?
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