Anselme a expliqué au douzième siècle que Jésus avait été sacrifié sur la croix pour payer le prix de nos affronts à Dieu lui-même. Sa démonstration s’est hélas imposée au fil des siècles dans les églises alors qu’elle n’avait pour seul fondement que la culture du moyen âge. Oui ! Jésus a été condamné comme agitateur, comme transgresseur de la loi et de la religion. Il a été assassiné par les autorités religieuses et politiques de son temps pour avoir démontré que Dieu est amour absolu, pour avoir dit et montré que chaque être humain a une valeur infinie. Il a manifesté que Dieu nous appelle à devenir la personne qu’il nous a été donnée d’être et non celle à qui la société, l’éducation, la religion nous a donné un masque en affirmant que c’était là notre identité.
 
Non ! la mort de Jésus n’est pas un sacrifice mais une démonstration de la part de Dieu qui confirme la fidélité de Jésus au message que Dieu lui avait délivré. La démonstration ? C’est la résurrection. Christ disait haut et fort à tous les soi-disant moins que rien avec lesquels il mangeait : « vous avez une valeur infinie aux yeux de Dieu. Quelle que soit votre statut social, votre race, la couleur de votre peau. Si vous avez confiance en Dieu vous êtes une nouvelle personne. Vous prenez conscience de la personne que vous êtes en vérité ».
 
Cette aventure se passe hors religion, au cours d’une simple rencontre dans la rue, au cours d’un repas fraternellement partagé. Car Dieu est laïc. Il nous délivre des institutions, des religions ; des églises, mais aussi des religions que sont les Etats, les gourous de l’économie, de la technocratie qui prônent la réussite sociale. Dieu rend autonome, libre et responsable.

H.L.

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