Le prix des péchés

Vouga est professeur de théologie en Suisse où il enseigne le Nouveau Testament. Il expose quelles sont les causes et les effets de la mort de Jésus Christ sur la croix. Il n’adopte pas le point de vue traditionnel selon lequel la mort de Jésus dans d’atroces souffrances sur la croix a été le prix des péchés de l’humanité à payer à Dieu. Cette conception date du douzième siècle. Elle s’efforçait de comprendre pourquoi Dieu n’était pas intervenu pour sauver Jésus du supplice. Persévérer aujourd’hui même est un non-sens

La malédiction

Vouga s’appuie sur un verset de l’épître aux Galates ( Ch. 1, v. 13) : « Christ nous racheta de la malédiction de la loi devenue pour nous malédiction ». L’apôtre Paul explique en effet que c’est bien la loi, la loi telle que la comprenait et l’appliquaient les pharisiens qui avait justifié la condamnation et la mise à mort non pas de Jésus, mais bien du Christ envoyé par Dieu. « Si la loi a condamné l’homme que Dieu a révélé comme son fils, alors la religion et la loi sont échec et mat ». Paul s’identifie au Christ. «  C’est le Christ qui vit en moi » dit-il. C’est donc lui aussi, Paul, qui est délivré des effets négatifs de cette loi. De même en est-il pour tous ceux qui se réclament du Christ.

La loi est donc condamnée

Il s’agit bien d’une nouvelle création. Chacun de nous, quel qu’il soit, est reconnu par Dieu comme personne libérée de la religion, et d’une certaine compréhension de la loi. Paul ajoute, toujours dans l’épître aux Galates : « Je suis mort à la loi par la loi. Crucifié avec Christ afin que je vive pour Dieu. Celui qui vit en moi, c’est Christ. » Nouvelle créature de l’existence, l’homme est libéré. Un monde nouveau s’oppose au monde ancien de la religion et de la loi.

Vouga développera sa thèse dans un livre intitulé « La religion crucifiée ». Il met en évidence que la religion est dans son fondement sécularisée.

H. L.
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